11 octobre 2009
A lire : quelle évolution pour les enseignants ces dernières décennies?
Voici un texte qui tourne sur plusieurs blogs en ce moment, je l'ai lu hier et j'avoue qu'il a le mérite de dire des vérités...
Aux instits qui vont s'y reconnaître et aux autres qui ne savent pas tout...
Bonne Lecture !
laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble propose un argumentaire concernant salaires, temps de travail, vacances des enseignants.
IL FAUT REVOIR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS !
LE DECRET DE 1950 EST VRAIMENT TROP VIEUX !
Actuellement, le temps de travail d’un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C’est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de 1950. Rendez-vous compte !
Ce qui détermine ce qu’un enseignant doit à la nation date de 56 ans. Il est vraiment temps de se pencher sur un problème aussi lourd de conséquences.
18 heures par semaines ! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d’aussi bons salaires ? Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ?
Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu’un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires.
En effet, le temps de travail légal de l’époque s’il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d’environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.
Mais que s’est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien ! Alors que pour les autres salariés, il y a eu la troisième semaine de congés payés en 1956, puis une quatrième en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteintes au début des années 70 (alors qu’elles étaient un droit depuis 1936). Mais ça n’est pas fini : il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine de congés payés en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service.
C’est au moins un enseignant qui écrit cela vous dîtes-vous, en lecteur éclairé ! Certes je l’avoue, je fais partie de ces privilégiés... car comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances ?
Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons :D’abord : 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c’est pour les petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances, c’est pour que les élèves se reposent. Donc notre temps de travail était annualisé.
Mais, et les deux mois d’été alors ?
Là, c’est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d’ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950, au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés par concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaire, puis le résultat a été divisé par 12.(Par exemple, si un inspecteur des impôts est payé 2000 € par mois il recevra 12x2000=24 000€ par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra 10x2000=20000€ par an ; Cette somme, ensuite divisée par 12, donne 1667 € par mois).
Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances...
Oui bon d’accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaire, quand même, nous ne sommes pas à plaindre !
Eh bien soit, comparons :
Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu’on nous prouve le contraire). Mais, à mes yeux, l’exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de départ d’un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC.Aujourd’hui, il n’est plus que 1,2 fois plus élevé.
Autrement dit, si, comme le PS l’a écrit dans son projet, le SMIC augmente de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l’UMP l’a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC.
Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation ?
Alors oui le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants ! Mais pas forcément dans le sens qu’on imagine...
Est-ce en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant et perdre régulièrement du pouvoir d’achat, comme veut le faire M. de Robien ? »
Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble.
PS : Ce texte est libre de droits. Vous pouvez le faire circuler autant que vous le voulez.
Pour compléter ces réflexions, on lira sur le site "Réseau Eppée" la brève "Temps de travail" reprenant un extrait du Guide du jeune professeur.
On notera que ce texte concerne d’abord les enseignants du second degré et en particulier les professeurs certifiés devant 18h devant élèves. Qu’en est-il des instituteurs et des professeurs des écoles qui, eux, ont un temps de travail de 27 heures dont une heure de concertation ?
Si on applique le même calcul, et il n’y a pas de raison de ne pas le faire on obtient 26 h + 1,5 x 26 h soit 65 heures de travail ... Mais peut-on considérer vraiment que pour une heure d’enseignement que ce soit à l’école, au collège ou au lycée, il soit nécessaire de travailler 1 h 30 pour préparer, corriger, évaluer et faire des recherches ?
Le texte de Laurent Tarillon a le mérite de remettre au clair l’annualisation d’un salaire sur 10 mois.
Qu’en pensez-vous ?
18:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28 septembre 2009
Nouvelle affectation, nouveau blog à venir!
Bonjour,
Merci pour tous vos commentaires. Pour les questions, je ne puis y répondre pour l'instant. J'ai eu mon affectation en IME au 28 août!
J'ouvrirai un nouveau blog prévu à cet effet. Mais mes élèves ayant un niveau cycle 2 peut-être que cela pourrait vous intéresser!
20:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 août 2009
Bonne rentrée
Je vais laisser le blog ainsi quelques temps étant nommé en IME pour cette année.
Je laisserai un lien. Certains outils pouvant peut-être vous être utiles à vous tous!
Bonne rentrée à tout le monde!
20:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 août 2009
Jeux pour la copie sans erreur
EN réponse au commentaire de Florence, je prends le temps d'expliquer trois jeux.
Le premier jeur : Les cartes flash.
Vous avez un tas de feuille de brouillon. Vous prenez une feuille et y écrivez un mot devant les élèves. Les élèves vous voient écrire mais ne savent pas ce vous écrivez.(note : Vous allez entendre des commentaires, ils vont déjà essayer de deviner ce que vous êtes en train d'écrire, elle a mis un Z non c'est un .... ). Vous leur dites que vous allez montrer et vous montrer la carte une seconde. Vous choisissez un élève pour vous dire ce qu'il y avait d'écrit. S'il a juste il gagne la carte.
Idée d'évolution du jeu : réduire le temps d'observation du mot, mot qui existe ou inventé, venir écrire le mot au tableau, mettre plusieurs mots.
Le deuxième jeu : Concours : La grille des X mots
EN début d'année avec mes CE1, une grille de 5 mots. Je leur laisse 5 minutes pour observer ces 5 mots. Ensuite je retourne la grille, ils retournent leur grille vierge et doivent y écrire leur 5 mots sans erreur.
Ils veinnent me montrer je corrige et on fait le podium de la semaine.
Evolution : temps d'obsevation, nombre de mots dans la grille, nombre de mots inventés/existants, nombre de mots supposés comme faisant partie de leur lexique (mots de dictée, lecture ...), droit ou non de revoir la grille.
Le troisième jeu : La phrase sans faute
Une phrase au tableau. La découper en groupes de souffle. On voit ensemble les erreurs à éviter que je repasse en couleur (une couleur par type d'erruer : accord sujet vb, det nom adj, ponctuation, orth ...).
Ex : Les chats gris boivent du lait blanc.
Vous devez amener les élèves à remarquer : (On explique pourquoi à l'oral mais l'E. ne fait que marquer en repassant en couleur les erreurs à éviter.)
-s à chats : pluriel
-s à gris : grise
- ent à boivent : les chats = ils
-t à lait : liatier
- c à blanc : blanche
- majuscule/point : phrase
Ensuite cacher la phrase avec une affiche. Dévoiler un groupe de souffle. Leur laisser le temps de l'observer. Puis l'effacer. Leur laisser le temps de l'écrire. Et recommencer avec le groupe de souffle suivant.
Un élève vient au tableau écrire sa phrase et la classe voit s'il y a ou non des erreurs, où, quels types d'erreurs, comment on aurait pu faire pour l'éviter.
Evolution : longueur de la phrase, complexité de la phrase, temps d'observation, temps d'écriture, nombre de mots supposés inconnus, nombres de groupe de souffle effacer en même temps.
En bonus : Les différents types de copies
Après il y a différents types de copie que l'on peut mettre en place dans sa classe pour varier les situations : à côté, dessous, au verso, marchée, découpée, surveillée, réorganisée, fonctionnelle. Ce travail peut être fait en binôme ou en ondividuelle selon les cas avec autoévaluation ou non.
On peut aussi mettre en place la copie de situations graphiques, ce qui changent des mots.
Alors à vos copies!
08:38 Publié dans Ecriture / copie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







